Les produits de nettoyage et les solutions utilisables sont très variables et dépendent de la matière à nettoyer, de son ornementation, de son état actuel.
Il est important de traiter séparément les différents matériaux, bois, celluloïd, matières plastiques diverses, métal, verre, éléments opaques ou transparents, éléments ornés (échelles gravées, photogravées, sérigraphiées …) ou non.
La première phase de toute opération de nettoyage d’une règle est l’observation attentive des matériaux la constituant et la détermination de la méthode employée pour son ornementation. Je préfère utiliser le terme ornementation qui ne préjuge pas de la technique employée (gravure, impression, sérigraphie …)
Il faut aussi examiner l’étui ou l’emballage original pour définir si il y a un risque d’interaction avec la règle et continuer d’utiliser cet étui ou conserver la règle et l’étui séparément (Certains étuis en cuir ou en matière plastique (Faber Castell par exemple) peuvent interagir avec les matériaux constituant de la règle, lors de leur fabrication, seul l’usage quotidien était envisagé, personne ou presque n’envisageait que les règles deviendraient objets de collection un 50 ou 100 ans plus tard ! un autre cas d’interaction possible est la migration superficielle des colorants au contact des étuis souples en plastique (PVC) ou en cuir (véritable cuir ou simili-cuir de nature indéterminé), c’est le cas probable de certaines règles Graphoplex notamment qui peuvent « baver », ce défaut est heureusement récupérable dans la plupart des cas.
Il faut donc soigneusement distinguer les différents matériaux constituant une règle avant d’intervenir. Il n’est pas envisageable d’effectuer des examens physicochimiques complexes pour arriver à ce résultat, ces examens seraient extrêmement coûteux et nécessiteraient de prélever quelques fragments de la règle.
Un examen visuel attentif (avec une bonne loupe) permet d’en savoir suffisamment pour entreprendre une intervention avec un minimum de risque pour la règle.
Un schéma de base peut être le suivant :
1) Matériaux constitutifs de la règle :
Bois (bois clair, buis, poirier, acajou, ébène, bambou…), déterminer la nature de l’assemblage (collage, vissage, inserts métalliques, contre-collage de lamelles règles Sun Hemmi)
Bois composite (échelles rapportées en celluloïd, acétate de cellulose, papier verni ou non, métal …)
Plastique , essayer de déterminer visuellement lequel en sachant que les fabricants de règles ont souvent utilisés différents matériaux - en contradiction avec les affirmations des notices parfois.
Métal, plus facile à identifier, aluminium et ses alliages, magnésium et ses alliages, métaux ferreux, laiton, maillechort, repérer les plaquages tels que les chromages ou argentures.
Papier et carton (tels les curseurs Omaro)
2) Matériaux constitutifs du curseur
métaux, verre, plastiques (moulés, thermoformés, collés, assemblés par vissage …) Avant de démonter un curseur, bien repérer la position des traits par rapport aux échelles de la règle, un dessin peut s’imposer, cela évite un remontage incongru.
3) Matériaux constitutifs de l’étui
Papier et carton, plastique, bois, textile, cuir véritable et simili-cuir de nature indéterminée. Suremballage (cartonnage contenant l’étui)