Il est indispensable, avant même de simplement nettoyer une règle, quel qu’en soit la matière, de déterminer le mode de gravure ou d’impression des échelles. Il n’est pas nécessaire de définir exactement le procédé utilisé mais plus simplement de définir quelques grandes catégories, les propriétés spécifiques et les précautions particulières à respecter. la distinction est aisée à faire avec une loupe, voir même à l’œil nu.
GRAVURE EN CREUX : par gravure mécanique, photogravure chimique ou thermogravure avec une matrice. La caractéristique commune de tous ces procédés est que les échelles et marquages sont en creux, souvent rempli par un pigment.
Ce groupe est le plus robuste, les échelles résistent à une abrasion superficielles et peuvent être nettoyées sans grand risque (attention à ne pas dissoudre le pigment employé), le plus souvent les règles peuvent-être repolies sans risque.
IMPRESSION EN RELIEF : les échelles sont réalisées par dépôt superficiel de pigment par sérigraphie, masque photochimique, tampographie.
Ce groupe est fragile, les échelles sont sensibles et résistent mal à l’abrasion, des phénomènes d’oxydation des surfaces métalliques peintes, à la suite de la porosité de la peinture peuvent provoquer le décollement des échelles, c’est parfois le cas de règles Picket, peintes et ensuite sérigraphiées, en aluminium mais surtout en magnésium. Ces règles sont sensibles à l’humidité.
PHOTOIMPRESSION SUR ALUMINIUM : c’est un cas particulier, la couche d’alumine, bien que très dure est extrêmement fine, le pigment est fixé dans cette couche.
Lorsque le pigment utilisé est un métal (argent, manganèse), l’impression est résistante aux agents chimiques, c’est le cas apparemment des règles DAMIEN, dans quelques autres fabrications, un système de colorants diazoïques à été utilisé (en général de couleur bleue à violacée), ces quelques règles sont très sensibles aux agents chimiques ainsi qu’à la lumière. Des règles abaques SCHEICH pour la mécanique ont été fabriquées ainsi en France. Des plaques d’aluminium diazoïque présensibilisées étaient commercialisées dans les années 60, essentiellement pour la fabrication de cadrants et de faces avant de prototype de matériel électronique. L’impression était faite avec un matériel photographique simplifié, il est probable que d’autres règles ou abaques aient été fabriquées.
ECHELLES IMPRIMEES SUR PAPIER VERNI : c’est aussi un cas particulier, la plus grande prudence est mettre en œuvre pour le nettoyage de ces règles.